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02/01/2014

La carte postale du jour ...

 

jeudi 2 janvier 2014.jpg

une nouvelle année qui aura peut-être, comme les précédentes, un goût de déjà vu ? ça n'empêche pas de se la souhaiter bonne. Et si j'hésite à revoir le film Reprise de Joachim Trier - traduit par Nouvelle donne pour la version française -, je me contente, en attendant, des reprises tout en douceur de Scott Matthew ; ici avec le Darklands des Jesus & The Mary Chain "I'm going to the darklands to talk in rhyme with my chaotic soul. As sure as life means nothing. And all things end in nothing. And heaven i think Is too close to hell. I want to move i want to go, I want to go", tout en lisant dans le chaleureux livre dédié à Louis-René des Forêts par l'écrivain François Dominique : "J'aime cette phrase si conforme à ce que je sais de vous : "Malgré le peu de temps à vivre et à cheminer parmi les dépouilles du passé, l'enfant qu'il fut, cet enfant ébloui, il l'est encore aujourd'hui."
J'ouvre à présent ce livre devant moi et retrouve des pages qui en forme la trame sombre. L'ouvrage tient autant du récit que du journal intime, mais la pudeur avec laquelle le narrateur s'expose, à la troisième personne du singulier, ne laisse aucun doute sur l'identité de celui-ci "pour qui la fidélité en amitié est une règle de vie". Ce fier aveu est aussitôt suivi d'une restriction : "... Sauf quand il s'avère à la longue que chez autrui l'intérêt l'a en partie motivée."

bonne année ! pleine de musiques, de lectures et d'amitiés !

25/12/2013

La carte postale du jour ...

mercredi 25 décembre 2013.jpg

l'une des mes pochettes de disque favorites et celle du second album de Joy Division. en opposition, l'un des couverture de livre qui m'a le plus répugnée cette fin d'année - et ce probablement pour longtemps! - est celle de Pop Yoga, un livre, pourtant, qui redonne envie de s'intéresser à la culture pop, des Beatles à Joy Division en passant par les films de Kurosawa (Kiyoshi donc). Pop Yoga c'est comme superposer les lectures de Lipstick traces de Greil Marcus et celle du Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier ! Et alors que Ian Curtis déclame sur Atrocity Exhibition "And I picked on the whims of a thousand or more, Still pursuing the path that's been buried for years, All the dead wood from jungles and cities on fire, Can't replace or relate, can't release or repair, Take my hand and I'll show you what was and will be" je lis dans le livre de Pacôme Thiellement : "À quoi peuvent bien "servir" le suicide de Marylin Monroe, l'assassinat de J.F.Kennedy ou la mort accidentelle de Catherine Ballard, la femme de l'auteur (J.G. Ballard), si ce dernier ne peut pas les transfigurer dans une œuvre d'art qui en détourne la puissance sinistre et les magnifie éternellement ? Comme le dit un des personnages du roman (Crash) : "Il tente de relier toutes les choses entre elle - avec cette affaire Kennedy, par exemple. Il veut tuer Kennedy une nouvelle fois, mais d'une façon qui, cette fois, ait un sens." Il y a un écho de cette ambition dans la musique de Joy Division, que Genesis P.Orridge comparera à un jihad esthétique. Le jihad est la guerre que l'homme fait contre lui-même et contre ses instincts pour répondre à l'appel de dieu. Le jihad esthétique est le combat de l'artiste contre ses propres déterminations pour accomplir son œuvre, dans toute sa grandeur et son inactualité, à travers toutes les impossibilités qu'il rencontre, qu'elles viennent du dehors, comme du plus profond de lui-même. Face à ça, la mort n'est plus guère qu'un accident de parcours, une rencontre malheureuse..."